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Pancarte "Nos Videos contre Vos Violences" lors d'une manifestation sur la place du Trocadéro à Paris le 21 novembre 2020.

Producteur passé à tabac par des policiers : Emmanuel Macron dénonce des images qui "nous font honte"

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Des images qui "nous font honte" écrit ce soir Emmanuel Macron sur Facebook. Le président de la République réagit à la violente interpellation d'un producteur de musique noir par des policiers à Paris, le week-end dernier et qui ne cessent de faire polémique depuis.

Pancarte "Nos Videos contre Vos Violences" lors d'une manifestation sur la place du Trocadéro à Paris le 21 novembre 2020.
Pancarte "Nos Videos contre Vos Violences" lors d'une manifestation sur la place du Trocadéro à Paris le 21 novembre 2020. Crédits : Christophe Petit Tesson - Maxppp

Cette polémique et les débats qu'elle a engendré fragilisent le gouvernement et son Premier Ministre. Jean Castex qui voulait une commission pour réécrire l'article 24 de la loi sur la sécurité globale, sur la diffusion des images des policiers, qui se retrouve contraint d'abandonner l'idée. 

Contre cet article 24 et la loi plus généralement, de nouvelles manifestations sont prévues demain partout en France. Celle de Paris est finalement autorisée par la justice, le tribunal administratif, contre l'avis du préfet de police. Nous en parlons avec notre invité, Emmanuel Poupard, secrétaire général du SNJ, le syndicat national des journalistes, premier de la profession :

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Emmanuel Poupard, Premier secrétaire général du SNJ : "On a vraiment l'impression de se retrouver dans le 1984 de George Orwell, mais là, c'est la pure réalité"

C'est une victoire sur le plan juridique puisqu'on a obtenu enfin cette "marche des libertés", qui n'est pas rien quand même comme terme. En effet, entre République et Nation, tout un symbole, et nous sommes évidemment très satisfaits de la victoire juridique. Mais la satisfaction, elle sera aussi demain dans la rue. Le Syndicat national des journalistes que je représente fait partie d'une coordination extrêmement large qui regroupe des syndicats, des associations, des collectifs de journalistes, mais aussi des réalisateurs, des organisations de défense des droits de l'homme et au delà de l'article 24, il y a un certain nombre d'autres articles qui sont extrêmement gênants dans la proposition de loi "sécurité globale". Ils visent à une surveillance généralisée du public. Par exemple, la surveillance de manifestations par les drones, l'article 22, donc le fichage par drones aussi des militants. On a vraiment l'impression de se retrouver dans le 1984 de George Orwell. Mais là, c'est la pure réalité.

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Un peu plus de liberté à compter de ce samedi. Les petits commerces vont rouvrir et la promenade pourra durer 3 heures à 20km de chez soi. 

A l'étranger, l'appel d'Alexeï Navalny à s'attaquer à l'argent des oligarques russes pour affaiblir le président Vladimir Poutine.

Et la situation en Ethiopie qui reste inquiétante. La médiation de l'Union africaine est bien compliquée.

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