La culture générale en cpge

Thèmes et méthode : dissertation résumé synthèse

Le temps vécu : Oeuvres, analyses, textes, résumé et dissertation

Résumé avec corrigé : Le temps est une puissance universelle

 

 

Texte à résumer en 150 mots ( thème: le temps vécu) 

 L’expérience, primordiale en tout homme, de l’indépendance du temps  n’est pas une expérience comme une autre et à côté des autres, car elle traverse toutes les autres expériences, elle est le fond de toutes nos expériences particulières. Par elle, nous sommes révélés à nous-mêmes comme soumis, ainsi que toute chose, à la puissance destinale universelle qui nous entraîne et nous annule. […]

La question est maintenant de savoir si le temps est comme le camus, et, selon Aristote, il est effectivement comme le camus. « Camus » se dit d’une certaine forme de nez. La forme est la concavité, mais elle s’inscrit dans une matière (au sens d’Aristote) qui est le nez. De même, le temps a besoin, pour être pensé, dit le Stagirite, d’une matière qui est constituée par la succession des événements : « Le temps, dit-il, n’existe pas sans le changement ou mouvement: en effet, quand nous ne saisissons pas de changements en nous ou n’en apercevons pas dans les choses, il ne nous semble pas qu’il se soit passé du temps. ». « Le temps n’existe pas sans le changement » : j’entends que le temps ne peut être donné sans le changement.

Lire la suite : Résumé avec corrigé : Le temps est une puissance universelle

La durée chez Bergson : Résumé de texte corrigé

 

 Résumez le texte ci-dessous en 100 mots (+ ou – 10%)

   Notre durée n’est pas un instant qui remplace un instant : il n’y aurait alors jamais que du présent, pas de prolongement du passé dans l’actuel, pas d’évolution, pas de durée concrète. La durée est le progrès continu du passé qui ronge l’avenir et qui gonfle en avançant. Du moment que le passé s’accroît sans cesse, indéfiniment aussi il se conserve.

    La mémoire, comme nous avons essayé de le prouver, n’est pas une faculté de classer des souvenirs dans un tiroir ou de les inscrire sur un registre. Il n’y a pas de registre, pas de tiroir, il n’y a même pas ici, à proprement parler, une faculté, car une faculté s’exerce par intermittences, quand elle veut ou quand elle peut, tandis que l’amoncellement du passé sur le passé se poursuit sans trêve. En réalité le passé se conserve de lui-même, automatiquement. Tout entier, sans doute, il nous suit à tout instant : ce que nous avons senti, pensé, voulu depuis notre première enfance est là, penché sur le présent qui va s’y joindre, pressant contre la porte de la conscience qui voudrait le laisser dehors. Le mécanisme cérébral est précisément fait pour en refouler la presque totalité dans l’inconscient et pour n’introduire dans la conscience que ce qui est de nature à éclairer la situation présente, à aider l’action qui se prépare, à donner enfin un travail utile. Tout au plus des souvenirs de luxe arrivent-ils, par la porte entrebâillée, à passer en contrebande. Ceux-là, messagers de l’inconscient, nous avertissent de ce que nous traînons derrière nous sans le savoir. Mais, lors même que nous n’en aurions pas l’idée distincte, nous sentirions vaguement que notre passé nous reste présent. Que sommes-nous, en effet, qu’est-ce que notre caractère, sinon la condensation de l’histoire que nous avons vécue depuis notre naissance, avant notre naissance même, puisque nous apportons avec nous des dispositions prénatales ? Sans doute nous ne pensons qu’avec une petite partie de notre passé ; mais c’est avec notre passé tout entier que nous désirons, voulons, agissons. Notre passé se manifeste donc intégralement à nous par sa poussée et sous forme de tendance, quoiqu’une faible part seulement en devienne représentation.

Lire la suite : La durée chez Bergson : Résumé de texte corrigé

La durée, intuition fondamentale de la pensée de Bergson

 

La notion de durée est la source vive de la méditation bergsonienne : « Quand nous cherchons à nous installer dans la pensée d’un philosophe au lieu d’en faire le tour », nous apercevons au centre de celle-ci « quelque chose de si extraordinairement simple, que le philosophe n’a jamais réussi à le dire », bien qu’il ait essayé toute sa vie de le traduire, de l’expliciter, notamment par le biais d’images à mi-chemin entre « la simplicité de l’intuition concrète et la complexité des abstractions qui la traduisent ». C’est autour et en vertu de cette simplicité de l’intuition concrète, « vision » insaisissable, que s’organise et se développe toute une philosophie. La durée est l’intuition fondamentale, matricielle, du Bergsonisme, la durée concrètement vécue, c’est-à-dire le temps de la conscience distingué du temps de la science qui se borne à symboliser la durée à l’aide de formules numériques ou de graphiques. La science utilise un artifice par commodité : elle abolit l’épaisseur de la durée en faisant du temps une variable à l’intérieur d’un système de relations. Ce faisant, elle nous livre du monde une image purement symbolique (symbolisme mathématique) dans laquelle le temps réel peut être annulé, dans lequel l’avenir le plus lointain est fictivement contemporain du présent : un monde, en somme, où le temps ne dure pas. La durée réelle est irréductible à la durée ainsi conçue comme le temps mesurable écoulé entre le début et la fin d’un phénomène ou d’un processus. Par durée réelle, Bergson entend au contraire un temps non mesurable quantitativement : c’est la dimension subjective et qualitative du temps. Il oppose ainsi la durée réelle non quantifiable et non mesurable au temps objectif et abstrait de la physique, spatialisé, homogène, quantifiable et mesurable. La durée s’obtient en dissociant le temps quantitatif du temps vécu et senti. Or leur association forme un mixte auquel nous sommes tellement habitués que nous prêtons à la durée les caractères mesurables du temps représenté par la médiation de l’espace. Il faut donc dissocier les deux éléments du mélange : d’un côté l’espace où s’inscrit l’aiguille des pendules ; de l’autre la durée que nous ne pouvons saisir que directement en nous. Nous passons alors de la perception courante et grossière du mixte à une saisie immédiate dont l’immédiateté n’apparaît que lorsqu’on a dépouillé notre représentation de la spatialisation, laquelle altère la durée pure vécue dans l’intériorité.

Lire la suite : La durée, intuition fondamentale de la pensée de Bergson

Le temps vécu : citations et sujets de dissertation

 

 

Sujets et citations pour la dissertation sur le temps vécu

Le prix de la vie n’est pas dans sa durée, mais dans son usage et il peut arriver, il arrive même très souvent, qu’on ait vécu longtemps mais qu’on ait peu vécu. 
Sénèque

Fais-le, mon cher Lucilius : affirme ta propriété sur toi-même et le temps que, jusqu’ici, on t’enlevait, on te soutirait ou qui t’échappait, recueille-le et préserve-le.  Sénèque

Une grande partie de la vie s’écoule à mal faire, la plus grande à ne rien faire, la vie toute entière à faire autre chose. Sénèque

Quel homme me citeras-tu qui mette un prix au temps, qui estime la valeur du jour, qui comprenne qu’il meurt chaque jour ? Sénèque

Nous ne vivons que la moindre partie du temps de notre vie ; car tout le reste de sa durée n'est point de la vie, mais du temps.
Sénèque - De la brièveté de la vie

Lire la suite : Le temps vécu : citations et sujets de dissertation

Le temps vécu et la loi morale : texte à résumer

 

  De nos jours, la conscience morale répugne à se soumettre à un absolu et semble préférer se confier au temps vécu. C’est dans les engagements proches et les contraintes du moment qu’elle trouve d’ordinaire la raison de ses actes, et qu’elle tente de s’en justifier, quand on l’accuse d’oublier ses devoirs ou quand elle s’en accuse elle-même. A telle époque, entend-on fréquemment, il m’était impossible d’agir autrement et de prévoir les conséquences, assurément regrettables, qui ont résulté de ma façon d’agir. Ou bien encore le milieu dans lequel je vivais ne me permettait pas une autre conduite ;j’ai agi comme tout autre personne de mon entourage aurait fait à ma place.

  Il est difficile de ne pas reconnaître que les circonstances peuvent souvent être invoquées pour excuser, sinon pour justifier, des comportements passés dont le caractère odieux ou fâcheux est reconnu par les auteurs eux-mêmes. Mais on aurait tort, semble-t-il, en tout cas pour soi-même, d’user d’indulgence à l’égard de lâchetés manifestes, car les exigences de la vie dépassent les pressions d’un moment et ne peuvent leur être sacrifiées. D’où la nostalgie souvent sincère qu’on éprouve pour la morale kantienne.

Lire la suite : Le temps vécu et la loi morale : texte à résumer

Vous êtes ici : Accueil Le temps vécu